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Civilisés à en mourir

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Civilisés à en mourir

Civilisés à en mourir

La civilisation a apporté 2 ou 3 bienfaits aux êtres humains, c’est vrai, mais à quel prix ? Aux prix de la perte de nos libertés fondamentales, d’une grave détérioration de notre santé physique et psychique, de la diminution de notre capacité à faire preuve d’empathie, de la destruction de la plupart des relations d’entraide et de solidarité qui nous ont unis durant les quelques 200.000 ans qui ont précédé l’émergence de la civilisation. Au prix aussi de la vie de milliards d’animaux humains et non-humains qui ont été soumis, emprisonnés, esclavagisés, au prix de l’anéantissement d’une incroyable diversité biologique et culturelle, aux prix de journées qui se ressemblent toutes, à se retrouver confinés dans des bureaux pour effectuer un travail qui n’a aucun sens, au prix d’une vie faites d’illusions et de frustrations qui n’en finissent pas de nous rendre plus fous les uns que les autres.

Le livre Civilisé à en mourir, traduit et publié aux Editions LIBRE, présente une analyse critique de la direction dans laquelle s’est engagée il y’a environ 12.000 ans notre espèce qui, en passant, s’est très modestement désignée par le nom d’ Homo Sapiens Sapiens (L’Homme qui sait qu’il sait). Sans idéaliser la vie des chasseurs-cueilleurs, l’auteur, Christopher Ryan, déconstruit une série de mythes véhiculés autour d’eux (ils crevaient de faim, ils s’entretuaient, ils vivaient constamment dans la crainte) et qui ont été savamment entretenus par la classe dominante afin de légitimer la situation insupportable qu’ils infligent au reste du monde.

Le matraquage massif du discours qui fait l’éloge du « progrès » nous inculque depuis notre enfance que nous sommes forcément chanceux de vivre à une telle époque et qu’il faudrait vraiment être un parfait petit ingrat pour s’imaginer qu’un mode de vie antérieur à la civilisation puisse avoir quoi que ce soit d’enviable.

Ce livre démontre au contraire que les façons de vivre et de cohabiter avec la nature qui ont précédé la civilisation ont beaucoup à nous apprendre pour construire un avenir désirable, c’est-à-dire un monde où ce sont encore les abeilles qui pollinisent les fleurs et non des drones, un avenir où les êtres humains interagissent sans passer systématiquement par l’intermédiaire des machines, un avenir où l’entraide et la solidarité occupent une place centrale au sein des communautés humaines plutôt que la compétition et le chacun-pour soi comme c’est le cas actuellement.

Et surtout, la démarche dans lequel ce livre s’inscrit, c’est celle de l’écologie radicale qui, plutôt que de considérer l’échec civilisationnel que nous traversons comme une simple succession de problèmes techniques auxquels nous serions sensés apporter des solutions techniques, nous invite à nous interroger en profondeur sur ce qui fait que la vie vaut véritablement la peine d’être vécue. Quiconque se donne la peine de réfléchir sérieusement à cette question ne peut qu’arriver à la conclusion inévitable que toutes les prétendues solutions dont on prétend qu’elles constituent un progrès et que l’on qualifie désormais de « durables », de « vertes » et de « décarbonées » ne sont en réalité que des leurres qui nous enfoncent encore et toujours plus loin dans notre propre aliénation.

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