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Bougie à base de cire de colza

Pourquoi nous utilisons des la cire de colza pour confectionner nos bougies ?

Pourquoi nous utilisons de la cire de colza dans nos bougies ?

Pourquoi nous utilisons de la cire de colza dans nos bougies ?

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Pourquoi nous utilisons de la cire de colza pour réaliser nos bougies ?

Parmi la variété de cires disponibles sur le marché, nous avons choisi de confectionner nos bougies en utilisant de la cire de colza. Ce n’est pourtant pas la cire la moins chère, et certainement pas la plus facile à travailler, c’est même exactement le contraire. Dans cet article, nous allons tenter de vous présenter les raisons qui nous ont amenés à travailler avec cette cire plutôt qu’avec d’autres cires beaucoup plus répandues dans l’univers des bougies.

Si vous vous sentez un jour l’envie de réaliser vos propres bougies ou si vous en consumez régulièrement, ces informations pourraient vous aider à faire vos propres choix, en connaissance de cause.

Les différentes cires

Il existe 3 grandes familles de cires :

  • La cire minérale
  • La cire animale
  • La cire végétale

Nous allons parcourir plus ou moins rapidement ces 3 types de cires afin de vous expliquer ce qui nous a orienté vers la cire de colza.

La cire minérale

La cire minérale, plus connue sous le nom de « paraffine », est de loin la cire la plus répandue. C’est celle que l’on retrouve dans la plupart des bougies bon marché vendues par les grandes enseignes mais on la trouve aussi dans des bougies beaucoup plus chères de marques bien connues.

Le gros avantage de la paraffine, c’est qu’elle est facile à travailler et peut sans problème être utilisée dans un mode de production industriel. Elle donne une surface bien lisse et bien propre aux bougies, elle se mélange parfaitement avec les colorants et elle r0estitue assez fidèlement les parfums qu’on y incorpore.

Le hic ? La paraffine est un dérivé du pétrole. Elle présente donc un caractère non renouvelable et elle est également au centre de nombreuses controverses quant à ses effets sur la santé. C’est la raison pour laquelle nous l’avons écartée dès le départ.

La cire animale

Généralement, lorsque l’on parle de cire animale, on parle de la cire d’abeille. Au premier abord, cette cire a de quoi séduire, une belle couleur or et un délicat parfum de miel qui se dégage lorsqu’elle se consume. Néanmoins, après en avoir longuement discuté avec un professeur d’apiculture de notre région, les informations qu’il nous a partagées nous ont convaincu de ne pas utiliser de cire d’abeille dans la confection de nos bougies et d’éviter dorénavant au maximum les produits à base de cire d’abeille (notamment les cosmétiques) que l’on trouve dans le commerce. Nous allons tenter de vous restituer fidèlement les raisons qui ont guidé notre choix.

Les abeilles fabriquent la cire pour y stocker leur miel, leur pollen ou leur couvain. Cette cire est indispensable à leur survie et sa fabrication leur coute une partie considérable de leur temps et de leur énergie.

Si à l’occasion, un apiculteur peut se retrouver avec un surplus de cire dont ses abeilles pourront facilement se passer, dans la plupart des cas, le commerce régulier de la cire d’abeille encourage surtout des pratiques controversées. En voici deux :

  1. L’apiculteur peut choisir de revendre une grande partie voire la totalité de la cire naturelle de sa ruche et la remplacer par de la cire synthétique : généralement de la paraffine. En achetant de la cire d’abeille, on risque donc d’encourager indirectement l’industrie pétrochimique.
  2. Dans de nombreux cas, la cire d’abeille que l’on retrouve dans le commerce est importée de pays étrangers dont la législation est plus souple (pour ne pas dire inexistante) et elle est fournie par des « apiculteurs » peu scrupuleux. Nous utilisons les guillemets car ces apiculteurs industriels sont loin de l’image romantique que l’on se fait du petit apiculteur qui possède 2 ou 3 ruches dans le fond de son verger. Ces industriels n’hésitent pas à sacrifier des colonies entières et à tromper le consommateur pour maximiser leurs profits.

Nous n’excluons pas qu’il soit possible, à l’occasion, de fabriquer quelques bougies à base de cire d’abeille sans nuire à celles-ci. On peut par exemple d’adresser à un petit apiculteur du coin et lui demander s’il possède un surplus de cire qu’il accepterait de revendre voire de donner.

Mais d’après nos recherches et nos discussions avec le professionnel que nous avons rencontré, en achetant de la cire d’abeille dans le commerce, même lorsque celle-ci est labelisée BIO, on risque d’encourager directement ou indirectement des pratiques nocives pour l’environnement et pour les abeilles.

Dans notre cas donc, nous avons choisi d’écarter définitivement l’hypothèse de la cire d’abeille pour la confection de nos bougies.

La cire végétale

Nous voici donc arrivés à la dernière catégorie : les cires végétales.

Il existe plusieurs types de cires végétales mais la plus connue et la plus répandue est de loin, très loin, la cire de soja.

La cire de soja possède de nombreuses qualités : elle est facile à trouver et facile à travailler, elle restitue bien les fragrances, elle est bon marché et elle donne un joli aspect aux bougies, y compris lorsqu’elles sont en partie consumées. Autre avantage non négligeable : la quasi-totalité des tutoriels que l’on trouve sur Internet pour réaliser des bougies végétales sont conçus pour la cire de soja. Idem pour les conseils fournis par les fabricants de fragrances.

Alors pourquoi n’avons-nous pas opté pour la cire de soja dans la confection de nos bougies ? Pour des raisons écologiques encore une fois. La culture du soja est à l’origine de plusieurs problèmes environnementaux bien connus dont l’épuisement des sols et la déforestation. Bien sûr, il faut relativiser :  98% du soja est destiné à la nourriture du bétail pour produire de la viande et non pas pour fabriquer de la cire végétale ni même du tofu….

Néanmoins, même si l’impact écologique de la cire de soja peut sembler anecdotique à côté d’autres secteurs comme l’industrie de la viande, nous avons souhaité d’explorer d’autres alternatives, simplement pour voir s’il était possible de faire un petit peu mieux.

C’est à ce moment-là que, après avoir écarté la cire de palme et la cire de coco pour des raisons similaires, nous avons découvert la cire de colza.

Le principal avantage du colza, c’est qu’il est très bien adapté à nos régions ; on peut aussi facilement les produire via un système de rotation des cultures.

Deuxième gros avantage : lorsque l’on mélange la cire de colza avec un stabilisant à base de tournesol, on obtient des bougies qui se consument très lentement et qui restituent parfaitement les fragrances. Les petites bougies de 180 ml que nous confectionnons brûlent facilement 35 h, parfois même 40 h voire 45 h.

Alors pourquoi ne trouve-t-on pas davantage d’artisans ou d’industriels qui utilise de la cire de colza dans leurs bougies ?

La raison est essentiellement pratique et esthétique. La cire de colza est très capricieuse… Lorsque l’on confectionne des bougies, les températures auxquelles on fait fondre la cire puis intègre les fragrances et enfin coule le mélange ont un impact décisif sur le résultat final.

Avec les cires traditionnelles telles que la paraffine ou la cire de soja, on dispose d’une fourchette de température à respecter assez large, ce qui permet d’en réaliser plus facilement de grandes quantités tout en obtenant un résultat correct. Avec le mélange de colza et tournesol en revanche, cela se joue au degré près. Un degré de plus ou de moins au moment du coulage : la surface de la bougie forme des irrégularités pas très esthétiques ou bien des cratères qui peuvent nuire à sa combustion. Le moment pour intégrer les parfums est lui aussi décisif car s’il est effectué au mauvais moment, la bougie risque de diffuser une odeur d’huile brulée durant sa combustion.

Bougie parfumée OALI

Il existe d’autres difficultés liées à la cire de colza : la quantité de tournesol à ajouter pour stabiliser le mélange, la façon de couler la bougie, le choix du matériel, la taille des mèches, le diamètre des contenants pour obtenir une combustion homogène, …

Aujourd’hui, après avoir essuyé de nombreux échecs (nous avons raté des dizaines et des dizaines de bougies que nous gardons pour notre consommation personnelle…), nous avons trouvé une méthode et une formule qui fonctionnent assez bien. Cela demande beaucoup de patience et ne permet pas de confectionner rapidement des quantités importantes de bougies mais nous sommes très heureux du résultat et nous recevons de nombreux retours positifs de la part de ceux qui les ont testées.

Finalement, le fait que les bougies à base de cire colza requièrent une attention particulière au moment de leur fabrication et le fait qu’elles ne puissent pas être coulées à la chaîne leur confère un caractère précieux et c’est aussi pour ça qu’on les aime. L’acte d’allumer une bougie à la cire de colza devient moins anodin que s’il s’agissait d’une bougie ordinaire (achetée dans un grand magasin de meubles suédois par exemple…). Nous les faisons brûler uniquement quand nous avons en avons vraiment envie et nous en profitons pleinement.

La conclusion que nous tirons de notre expérience dans la confection de bougies peut donc se résumer à peu près à ceci :  Consumer moins, mais consumer mieux.

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